>> Rencontre à ElizabethTown secret de Tournage <<
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EcranLarge.com
La dernière rencontre avec Cameron Crowe s’était soldée par un rendez-vous manqué. Son Vanilla Sky, chic et toc, finissait par ressembler à une mauvaise pub capillaire avec Tom « Je le vaux bien » Cruise, sans parler de l’affront fait au film original de Alejandro Amenabar, Ouvre les yeux. Heureusement, à peine un an plus tôt, le réalisateur américain signait, avec Presque célèbre, un grand film sur le passage à l’âge adulte, à la fois universel et emblématique d’une époque. Acteur à part entière de son univers, la musique y tenait ici le rôle principal de par son sujet et une bande originale inspirée, voire habitée. Après cette œuvre quasi-définitive sur la culture et la jeunesse rock, le retour de l’enfant prodige n’était en fait plus vraiment attendu.
En effet, quelle histoire pouvait-il encore (vouloir) raconter ? Peut-être ne le sait-il pas lui-même tant Elizabethtown emmène le spectateur vers des horizons différents et insoupçonnés. Cette richesse deviendrait presque pour le film son propre ennemi. Écriture parfois gauche, choix au final non assumés, sincérité flirtant avec la naïveté. Ce n’est pas nouveau, la volonté de perfection, tant sur le fond que sur la forme, de Cameron Crowe peut lui jouer des tours et en agacer certains. Mais, paradoxalement, ce qui apparaît a priori comme des défauts participent à créer au sein et autour du film un esprit et une imagerie entre le nostalgique et le doux amer. Gentil, beau, chaleureux, honnête, drôle sont avant tout des qualificatifs, bien qu’il soit plus fréquent aujourd’hui de les brocarder. Or, Elizabethtown redonne à ces émotions et ces sentiments, malheureusement galvaudés, un sens, peut-être même leur sens originel.
Contrairement au personnage interprété avec classe et calme par Orlando Bloom, qui voudrait que tout soit noir ou blanc – c’est plus simple -, le film s’efforce, pour nous, de toujours choisir le coloré. Les moyens employés changent (une musique, un plan, un mot), les tentatives échouent (parfois), mais c’est le jeu, c’est le cinéma, c’est la vie. De ce point de vue, le dernier acte, sous la forme d’un road-trip musical, est exemplaire (presque un film dans le film). Le personnage, lumineux et généreux, de Kirsten Dunst se découvre peu à peu, souvenir par souvenir, morceau après morceau (encore une BO référence, compilée avec sa femme Nancy Wilson). Alors qu’on pouvait les croire tout droit sortis de rêves d’adolescent(e)s, ils prennent ainsi corps, non pas en tant qu’êtres de chair et de sang, mais en tant que fruits d’un passé, d’une famille, d’une culture. Leurs actes, aussi extraordinaires soient-ils, deviennent alors plus proches de nous. Et l’optimisme est de nouveau de mise.
Sur le canevas connu du retour aux sources tournant au parcours initiatique, Cameron Crowe signe une œuvre à la fois personnelle et accessible. D’un côté, il rend un hommage direct à son père, et fait son deuil avec originalité et humour (autant dire avec tact). D’un autre, il continue son exploration des relations humaines en général, et homme-femme en particulier, avec son éclairage si spécifique mêlant candeur et pop culture.
FilmDeCulte.com
Le nouveau film de Cameron Crowe, Rencontres à Elizabethtown, est un moment de grâce, fragile et rare, dont les meilleures scènes évoquent le cinéma de Frank Capra ou Billy Wilder. Son synopsis paraît pourtant anodin et surtout déjà vu. Drew Baylor (Orlando Bloom, très convaincant) est un jeune designer de chaussure de sport qui voit sa vie se fêler: sa dernière création est un fiasco et surtout son père vient de mourir alors qu'ils avaient prévu de partir en voyage ensemble. Drew doit se rendre au Kentucky pour les funérailles. Il rencontre une jeune femme, Claire (Kirsten Dunst rayonnante de naturel), qui croque la vie à pleines dents.
Porté par une bande-son sensationnelle qui rythme avec efficacité la narration, Rencontres à Elizabethtown parvient à dépasser le cadre de la comédie romantique classique pour toucher quelque chose de plus profond, évoquant des choses difficiles - le deuil, l'échec professionnel - sans l'air d'y toucher, au détour d'une phrase ou d'un plan. L'alchimie entre les deux jeunes acteurs est palpable, notamment lors de l'irrésistible scène de séduction, destinée à devenir culte. La dernière demi-heure magique, que nous dévoilerons pas ici pour ne pas gâcher le plaisir, finit par nous convaincre: Rencontres à Elizabethtown, en partie autobiographique de l'aveu même du cinéaste, est le meilleur film à ce jour de Cameron Crowe.
DVDAlliance
Le scénario est assez classique et ressemble à ceux des films tels que Nothing Hill, Nuit blanche à Seattle, ... Très peu de ces films m'ont "sensibilisé". Aussi Elizabethtown n'a malheureusement pas fait exception. Aucun des sentiments que le réalisateur essaie de faire passer ne m'ont atteint.
Les acteurs sont très à l'aise dans leurs rôles respectifs, jouant avec un thème musical comprenant plus de 30 chansons différentes.
Ce film est destiné comme je l'avais dit aux personnes ayant aimé les films cités au début de mon avis ... Pour les autres vous passerez un moment divertissant mais qui ne restera pas gravé dans vos mémoires. (12/20)
CommeAuCinema
[...]Kristen Dunst a de son côté conquis le cœur des festivaliers par son charme et sa gentillesse. Elle était venue présenter l'événement du festival, le très attendu Rencontres à Elizabethtown, le nouveau film de Cameron Crowe (Presque Célèbre). Lors de la conférence de presse, il a été beaucoup question de musique. Cameron Crowe ne tarissant pas d'éloges sur les goûts musicaux de son actrice. Lors de son arrivée sur le tapis rouge pour la première du film, l'actrice n'a pas hésité à retarder la projection du film en allant signer les autographes à tous ses fans qui attendaient contre les barrières depuis le début de l'après midi.
La journée a été vraiment longue mais elle méritait qu'on fasse une escale de deux heures et demi à Elizabeth Town. Partant d'un postulat proche de celui de Garden State (Orlando Bloom doit retourner dans son village pour organiser les funérailles de son père), Cameron Crowe nous emmène sur les routes des Etats Unis, en voiture, toutes fenêtres baissées et cheveux au vent avec dans l'auto-radio des classiques introuvables des années 70. Le nouveau film du réalisateur de Vanilla Sky est sans doute son film le plus personnel (il est dédié à son père) mais aussi son plus abouti. On se souviendra longtemps de ce coup de fil interminable entre Orlando Bloom et Kirsten Dunst qui dure toute une nuit. On repensera longtemps à cette scène où une étonnante Suzanne Sarandon transforme l'enterrement de son mari en une véritable ode à la vie. Rencontre à Elizabethtown fait partie de ces films d'une trop rare générosité qui en parlant de la mort, donne une phénoménale envie de vivre. Cameron Crowe réussit à nous faire marcher sur des nuages et on n'a qu'une envie le voir à nouveau. Ce film est un véritable bijou dont l'émeraude est Kirsten Dunst dont le bonnet rouge et le sourire hantera longtemps les nuits de ceux qui ont eu la chance d'être présent dans la salle…
CineMovies.fr :
[...]Mais le bijou le plus resplendissant de ce milieu de Festival, poème filmique à l‘état pur, cadeau que l‘on croirait béni des dieux tellement il frise la perfection, nous a été offert par le talentueux, fin mélomane et adorable metteur en scène Cameron Crowe. Elizabethtown, tel est l’intitulé de cette comédie dramatique autobiographique, entame son ode à la vie en pointant ce qui différencie l’échec du fiasco, désastre aux proportions mythiques qu’expérimente son protagoniste, Drew Baylor (Orlando Bloom, éminemment touchant dans ce premier rôle contemporain, car tout en retenu), tout jeune designer de chaussures de sport, dont la dernière création en date coûta la bagatelle d’un milliard de dollars à son employeur. Un malheur n’arrivant jamais seul, la mort prématurée de son père inflige à ce fils prodige une blessure bien plus profonde que son cuisant revers de fortune. L’ego meurtri, le cœur en mille morceaux, affligé par les obligations familiales qui lui incombent, il part dans le Kentucky, fief natal et lieu du décès de son père, afin de régler ses obsèques dans les moindres détails. « Si ce n’était pas ça, ce serait autre chose ». C’est la vie ! Le destin semble s’acharner mais ce serait sans compter sur l’extrême finesse du réalisateur de Presque Célèbre. Point de misérabilisme ni d’effusion de larmes ici. Aussi, l’auto-flagellation que s’inflige son héros déchu butte-t-elle rapidement contre l’optimisme forcené d’une hôtesse de l’air désarçonnante (inimitable Kirsten Dunst, beauté nature grappillant chaque instant de grâce en vol). Nul coup de foudre en plein air non plus. Car, si Crowe nous interpelle à l’encontre de la facilité qu’il y a à se réfugier dans cette forme de reddition qu’est la tristesse, s’il excelle à nous faire vibrer au son de morceaux de musique qui se muent en épiphanies personnelles, s’il sait nous susurrer comme nul autre d’aussi vibrantes vérités, tout en nous faisant partager la mélancolie d’un « ciel vanille », il ne vire jamais dans la guimauve indigeste. Tout chez lui irradie d’un savant dosage de sentiments, la perte d’un être cher provoquant autant d’éclats de rire que de regards brillants. C’est-ce qui fait de lui l’un des cinéastes les plus mirifiques de sa génération. Un poète des temps modernes, la caméra en guise de stylo.
Allocine.fr :
[...]Le cinéma de Cameron Crowe est un cinéma de rêve, une fantastique vision de la vie où rien n'est impossible, où l'amour brûle de mille feux, est tout sauf désuet, où les sentiments s'exacerbent en musique. Dans Singles, Jerry Maguire ou encore Presque célèbre, le réalisateur américain affichait déjà sa soif d'histoires merveilleuses, sa quête éperdue d'idéalisme. Oui, on pouvait accomplir ses rêves, tomber amoureux pour toujours, refaire sa vie et repartir neuf, brûler chaque jour de son existence comme une star du rock. Rencontres à Elizabethtown persiste et signe dans la veine de ce cinéma improbable, très américain, mais qui colle de si près à l'aspect magique que beaucoup se font du septième art. Avec ce nouveau long-métrage, Crowe, comme dans la plupart de ses films, se regarde à nouveau dans le miroir et joue la carte autobiographique : il l'a écrit en pensant à ce qu'il a ressenti lors du décès de son propre père. Pas étonnant alors que l'oeuvre, sa plus personnelle à ce jour, soit empreinte d'une sensibilté et d'un tact tout particuliers.
Mais Rencontres à Elizabethtown est bien plus qu'une délicate et douce-amère réflexion sur la mort et le deuil. Cameron Crowe ne verse jamais dans le pathos et accompagne toujours ses films d'un humour, d'une ironie et d'une douceur dont lui seul a le secret. Mieux encore, l'ancien rédacteur en chef de Rolling Stone, fou de rock, berce son récit de musiques incroyables qui, comme dans tout ses longs métrages, collent avec justesse aux sentiments du héros et sonnent comme la bande-son d'une vie. Difficile alors de ne pas s'enthousiasmer pour Rencontres à Elizabethtown, porté avec grâce par un Orlando Bloom enfin débarassé de ses films à costumes et, surtout, d'une Kirsten Dunst lumineuse qui a affolé à peu près 90% des festivaliers masculins ! Petit chef d'oeuvre d'émotion, émaillé de quelques instants de vraie magie (le dernier regard de Drew à son père défunt, le voyage initiatique en voiture,...), le nouveau film de Cameron Crowe est sans conteste le coup de coeur de Deauville 2005, oeuvre qui évoque la mort et le deuil mais s'affirme paradoxalement comme un fantastique hymne à la vie.
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